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Péridurale et baby blues.

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Pourquoi cet article sur la péridurale et le baby blues ?

Ah le grand débat ! Je dois avouer que je ne suis pas trop branchée polémiques et débats en tout genre.

Alors je vais faire simple, je vais te raconter le déroulé de mes deux accouchements et pourquoi j’ai préféré mon second accouchement sans péridurale.

Le but de mon récit étant d’encourager les mamans qui envisagent d’accoucher sans péridurale et de mettre en lumière certains points sur la péridurale afin que les mamans qui font ce choix ou qui sont encore indécises le fasse en âme et conscience.

L’histoire commence :

Nous voilà un jour de 2013, dans quelques heures je vais connaitre le plus beau jour de ma vie mais également un des jours les plus déstabilisant.

En tout, je vais passer par 9h20 de travail. Je suis arrivée à la maternité 4 heures avant d’accoucher. À la base, je voulais accoucher sans péridurale. Puis, la peur et mes émotions m’ont vite fait changer d’avis.

Arrivée à la maternité, on me place le monitoring puis j’expose mon souhait de vouloir accoucher sans péridurale. Jusque là, tout est ok. On me dit que je m’en sors bien. Puis, le temps passé assise sur mon fauteuil me parait de plus en plus long. Je n’arrive pas à gérer mes contractions comme je le souhaite, j’ai mal, je panique et je dis à l’infirmière que finalement je veux la péridurale.

Je t’ avoue écrire ces quelques lignes avec un peu d’émotion car c’est à partir de ce moment que je vais devenir spectatrice de mon accouchement. De plus, sans le savoir, quelques heures plus tard je vais faire un baby blues.  A cet instant précis, je t’avoue regretter le fait qu’aucun membre du personnel soignant m’ait encouragé à poursuivre mon accouchement sans péridurale, comme je le souhaitais initialement. Ils auraient pu me proposer de quitter mon fauteuil, de m’emmener en salle nature pour profiter des installations, me rassurer … mais que veux-tu, c’est le destin.

L’accouchement et la pose de la péridurale.

Le monitoring fini, on m’accompagne donc en salle d’accouchement et on vient me placer la péridurale. Sauf que, elle n’a pas bien fonctionné et j’ai un côté (le gauche) très douloureux. Du coup, on me remet une dose et là, je ne sentais plus rien mais quand je dis plus rien ce n’est plus rien à un point tel que plier ma jambe m’était impossible.

La poche des eaux a été percé, surement pour accélérer le travail. Puis, quelques temps plus tard on m’annonce que bébé se présente. Premièrement, je n’avais plus la notion du temps et deuxièmement j’étais tellement anesthésiée que je ne l’ai pas senti se présenter. Sauf qu’il m’était donc impossible de pousser efficacement pour sortir bébé car je ne sentais rien. Mes poussées étant inefficaces on a dut appeler le médecin et sortir bébé avec la ventouse.

On m’a dit « Votre bébé est là ! ». C’est ce moment précis la genèse de mon baby blues. Comment mon bébé pouvait être né ? Comment pouvait-il être dans mes bras alors que je ne l’ai pas senti naitre ?

Mon baby blues :

Psychologiquement, il y a quelques chose qui ne s’est pas fait, j’étais complètement à côté de mes pompes.

Mon bébé subit tout le protocole du nouveau né, puis je l’allaite et retour en chambre. Je ne te fais pas le récit du début de mon allaitement car j’y ai consacré deux articles dessus ici et ici.

J’ai eu beaucoup de mal à me lever la première fois. J’ai du appeler l’infirmière pour m’aider et en plus de ça, j’ai fait un malaise. Je t’ épargne le chapitre sur la douleur … J’étais épuisée, je faisais que de pleurer et j’avais pour seule phrase « Je n’y arriverai pas ! ». J’essayais de comprendre les besoins de mon bébé, de me dépatouiller avec l’allaitement et de ne pas sombrer psychologiquement.

D’ailleurs, je déplore qu’il n’y ait pas d’accompagnement psychologique pour les jeunes mamans qui présentent des signes de dépression.

Car oui, le baby blues est une dépression qui peut parfois durer quelques mois et là on parle de dépression post partum. À ce moment là, je ne savais pas qu’il existait un mot pour définir mon mal être. À part pleurer et endurer mon mal physique je ne savais pas trop quoi faire.

Même les gens autour de toi, ne savent pas forcément ce que tu endures. Malheureusement, pour beaucoup, tu as accouché, bébé est là, il n’y a plus qu’à profiter. Or, dans mon cas je n’y arrivais pas. J’aimais mon enfant mais je ne comprenais pas comment il pouvait se trouver à côté de moi puisque je ne l’ai pas senti naître. Pour moi, j’ai été spectatrice de mon accouchement et j’ai eu du mal à réaliser que maintenant je suis mère. Je me suis sentie submergée émotionnellement.

Je dirai qu’il m’a fallut un bon mois pour sortir de cet état dépressif. Comment ? Je ne sais pas vraiment. Peut-être quand j’ai commencé à réussir à me reposer un peu, puis, quand mon allaitement se passait un peu mieux.

Conclusion :

ATTENTION, je ne suis pas entrain de dire que toutes les femmes qui choisissent la péridurale finissent avec un déchirement, font un baby blues et ont l’impression de ne pas avoir accouché. J’expose mon expérience car je suis persuadée que tu l’as peut être vécu, ou tu es entrain de le vivre. Sans même savoir qu’il y a des mots à mettre sur ce que tu ressens et que çà ne fait pas de toi une mauvaise maman. Et puis, je n’ai jamais parlé de tout ça à quelqu’un. Peut-être que cet article est un peu ma thérapie.

Evidemment, mon aventure avec la péridurale ne s’arrête pas en si bon chemin (humour). Il y a quelques temps de ça, je me suis retrouvée avec le dos bloqué à plusieurs reprises. L’origine de mon blocage est un point bien particulier. Tu sais lequel ? Celui où on m’a fait la péridurale. Apparemment, j’aurais un tissu qui se serait fissuré, non loin de la colonne et qui serait à l’origine de ces blocages.

Je pense que tu comprends maintenant, pourquoi, pour mon deuxième accouchement je ne voulais plus entendre parler de péridurale et pourquoi j’ai fais le lien entre péridurale et baby blues.

Comme pour mon récit sur l’allaitement, cet article commence à être un peu long. Ainsi je te propose de lire la seconde partie de celui-ci en cliquant juste ici. (article à venir).

Important : si tu te sens submergée par tes émotions, que tu as l’impression de ne pas t’en sortir, que personne ne te comprend, que tu pleures beaucoup malgré tout l’amour que tu portes à ton enfant, n’hésite pas à te tourner vers des professionnels de santé et leur faire part de ton mal être. De même, si tu as une amie dans ce cas, aide la, accompagne la, encourage la et oriente la.

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